L’histoire de l’Espagne – l’Antiquité

Top 100 verbes espagnol les plus utilisés

Le TOP 100 des verbes espagnols les plus utilisés

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Voici un aperçu, époque par époque, de la riche histoire de ce qu’est aujourd’hui l’Espagne. Aujourd’hui, Préhistoire et Antiquité sont à l’honneur. 

La Préhistoire 

Les plus anciens vestiges archéologiques découverts en Espagne remontent à 50 000 a.C. mais il est difficile d’en tirer beaucoup d’informations. Les célèbres grottes d’Altamira en Cantabrie datent de 12 000 avant Jésus-Christ et peuvent être visitées, c’est déjà ça! 

Les premières traces vraiment exploitables et explicables remontent à 2 000 a.C, pendant le Néolithique. C’est de cette époque que les archéologues datent les premières colonies ibériques ainsi que les civilisations mégalithiques de Menorca et de Los Millares à Almeria

Les Ibères 

Les premiers établissements ibères ont été découverts dans le sud de la péninsule, en Andalousie, mais malgré ces découvertes et le fait qu’ils aient donné leur nom à la péninsule, les Ibères restent méconnus. 

Ce sont les Grecs qui les premiers ont utilisé l’appellation “Ibères” pour désigner les peuples de la péninsule. Pourquoi Ibères? Tout simplement parce que le principal fleuve connu de ce territoire était l’Èbre et que Èbre en grec se dit Ibèr (ιβηρ). Les Romains ont ensuite repris l’appellation sous le nom d’Ibéria, pour désigner toute la période précédant leur occupation du territoire.

Les Ibères désignaient un ensemble de peuples variés vivant sur le littoral méditerranéen, au sud et à l’est de la péninsule. Avec eux cohabitaient d’autres peuples dont les Ligures et les Tartessiens, nommés ainsi car ils se sont établis le long du fleuve Guadalquivir qui s’appelait à l’époque Tartessos.

 

La civilisation de Tartessos et la colonisation phénicienne

La civilisation de Tartessos était l’une des civilisations les plus avancées d’Europe occidentale: elle s’est développé vers 1100 a.C. autour des activités de la métallurgie, de la pêche et du commerce. Tartessos était connue pour être le principal producteur de bronze et d’argent de la Méditerranée, ce qui a bien sûr attisé les convoitises des Grecs, des Phéniciens, des Égyptiens et de tous les peuples voyageurs de l’époque.

Sur le plan culturel, les Tartessiens ont développé leur propre langue et leur propre écriture, différentes de celles des peuples voisins et ont subi l’influence des Phéniciens et des Égyptiens avec lesquels ils commerçaient. Il reste des traces de cette influence: la ville de Cadix par exemple est un ancien comptoir commercial phénicien qui  s’appelait Gadir à l’époque antique. Il en est de même pour Málaga (Malaca de son nom phénicien), Almería (ancienne Abdera) ou encore Huelva (ancienne Onuba). 

La civilisation de Tartessos disparaît brusquement au VIème siècle avant Jésus-Christ (-600 à -501), alimentant le mystère autour de la ville de Tartessos dont il ne reste aucune trace matérielle. Certains historiens et archéologues sont convaincus que la ville de Tartessos est en réalité l’Atlantide: c’est le cas du Docteur Richard Freund qui a cherché à démontrer cette hypothèse via un documentaire appelé “Finding Atlantis” et diffusé en mars 2011 sur la chaîne du National Geographic. 

L’hypothèse généralement retenue pour expliquer la disparition de la ville de Tartessos (pour peu qu’elle ait existé) est qu’elle s’est probablement enfoncée dans les sables mouvants près de l’embouchure du Guadalquivir.

Quant à la civilisation elle-même, la plupart des historiens s’accordent à dire qu’elle a été supplantée par la ville de Carthage, en Tunisie, qui devient une puissance au IVème siècle a.C (-400 à -301) et se met à coloniser tout le pourtour proche de la Méditerranée. 

 

Les Celtes 

Pendant que la civilisation de Tartessos s’épanouissait dans le sud de la péninsule, le nord était lui envahi par un peuple venu du froid: les Celtes. Originaires des Alpes, ces peuplades ont traversé les Pyrénées en deux vagues entre -900 et -600 et se sont mélangés aux peuples Ibères qui habitaient la péninsule, formant ainsi une nouvelle population, les Celtibères. 

Les Celtes se sont surtout installés dans le nord de la péninsule ibérique, en Galice, dans les Asturies, en Cantabrie et dans le nord de la Castille. Leur influence est toujours très forte dans ces territoires qui participent chaque année au Festival Interceltique de Lorient qui a lieu au mois d’août et qui met en valeur l’héritage des nations celtes. Cette année d’ailleurs, en 2013, les Asturies sont à l’honneur pour la 3ème fois depuis la création de l’événement! La Galice n’est pas en reste non plus avec à ce jour trois festivals en son honneur également!

De même, gaita est le nom générique donné aux cornemuses espagnoles, auquel on attache l’adjectif d’origine: gaita asturiana, gaita galega, gaita leonesa/de fole… Carlos Nuñez est l’un des plus célèbres et des meilleurs joueurs de gaita galega dans le monde, comme vous pouvez le constater dans cette vidéo. 

http://www.youtube.com/watch?v=vSXBb-gNZjw

 

Les Grecs

La “colonisation grecque” débute dans la péninsule au VIIème siècle (-700 à -601) avec la fondation d’Emporion, aujourd’hui Ampurias ou Empúries en catalan. Eh oui, les Grecs ont pris garde de ne pas trop s’approcher des Phéniciens et ont préféré établir leurs comptoirs commerciaux au nord est de la péninsule, c’est-à-dire dans l’actuelle Catalogne. Ils sont quand même descendus jusqu’à Alicante, qu’ils ont fondée sous le nom de Akra Leuka. 

Tout comme pour les Phéniciens et les Tartessiens, il ne s’agit pas vraiment d’une colonisation, d’où les guillemets que j’ai placé plus haut. Les Grecs préfèrent aussi installer des comptoirs commerciaux, plus faciles à gérer, moins coûteux à entretenir et plus pratiques pour nouer des relations commerciales solides!

On peut considérer que l’arrivée des Grecs dans la péninsule marque le début de l’Antiquité en Espagne mais c’est une date artificielle car les peuples qui sont arrivés sur la péninsule pendant la Préhistoire comme les Celtes, les Ibères ou les Phéniciens, n’ont pas conscience d’un changement particulier. Pour eux, les Grecs ne sont qu’un autre peuple qui vient commercer avec eux.

Il faut bien comprendre que toutes les invasions décrites se font en parallèle et que tous ces peuples (Grecs, Celtes, Ibères, Phéniciens, Tartessiens) s’additionnent, se mélangent parfois les uns aux autres, se côtoient et s’influencent réciproquement, même s’ils ne résident pas aux mêmes endroits.

 

Le cas du peuple Basque. 

Alors que toute la péninsule était soumise aux diverses invasions plus ou moins violentes que nous venons d’évoquer (les Phéniciens, les Celtes, les Grecs) et à toutes celles que nous allons voir ensuite (les Carthaginois, les Romains, les Wisigoths), il semblerait que les montagnes pyrénéennes dans lesquelles vivait le peuple basque n’aient jamais été colonisées ou envahies. Elles ont servi de zone de passage comme nous l’avons vu pour les Celtes mais personne n’a cherché à s’y établir durablement parmi les nombreux colonisateurs que la péninsule a connu. 

En conséquence, le peuple basque a évolué isolément, à l’abri de l’Histoire, développant ses propres caractéristiques et notamment sa langue si particulière et semblable à nulle autre en Europe et dans le monde. 

 

Carthage, Rome et les Guerres Puniques. 

Aux IVème et IIIème siècles avant Jésus-Christ, la cité-Etat de Carthage en Tunisie est la puissance dominante en Méditerranée occidentale. Elle possède une flotte marchande importante qui assure sa richesse et elle contrôle les côtes africaines du détroit de Gibraltar jusqu’au golfe de la Petite Syrie de même que la Corse, la Sicile, la Sardaigne et le sud de l’Espagne où elle fonde Carthagène au IIIème siècle a.C. Sa concurrente directe est Rome et les deux villes s’affrontent directement pendant les Guerres Puniques, trois conflits qui se déroulent tout au long du IIIème siècle avant Jésus-Christ et qui ont pour objet le contrôle de la Méditerranée. 

Au cours de ces Guerres Puniques, l’Espagne en général et la ville de Carthagène en particulier ont servi de bases navales importantes pour les Carthaginois et ont aussi été le théâtre de batailles capitales.

La ville de Carthagène est fondée en 227 a.C lors de l’expansion que les Carthaginois mènent après la Première Guerre Punique qu’ils ont perdue face aux Romains en 241 a.C. L’exploitation des mines d’argent de la région permet aux Carthaginois de reconstituer en partie leurs finances et de conquérir la péninsule via des alliances militaires ou matrimoniales, le paiement de tributs par les populations locales et l’utilisation de la force. Carthagène a ainsi été créée pour servir de point de départ à la conquête de la péninsule par les Carthaginois qui l’ont ensuite utilisée comme point de repli lors de la Deuxième Guerre Punique qu’ils ont initiée pour retrouver leur hégémonie perdue.

Le prétexte de la Deuxième Guerre Punique (-218 à -201) est l’occupation par les Carthaginois de la ville de Sagunto, près de Valencia. Le gouvernement de cette ville côtière hellénisée alliée de Rome connaît un certain nombre de tensions entre pro-Romains et pro-Carthaginois depuis l’extension territoriale carthaginoise. Ces tensions culminent avec l’assassinat des partisans de Carthage: c’est le prétexte qu’attendait Hannibal Barca, célèbre général de l’armée carthaginoise. Il débarque avec son armée à Sagunto en 218 a.C et occupe la ville qui demande en vain l’aide de Rome. Les Carthaginois finissent par la prendre mais au prix de la destruction de Sagunto et du suicide collectif de ses habitants qui préfèrent mourir plutôt que de se soumettre ou d’être réduits en esclavage. 

Après cette “victoire”, Hannibal Barca décide d’aller envahir l’Italie avec ses troupes et ses éléphants de guerre en franchissant les Pyrénées puis les Alpes. Alors qu’il est devant la ville de Rome, le général romain Scipion, connu plus tard sous le nom de Scipion l’Africain, est envoyé dans la péninsule ibérique où il prend la ville de Carthagène en 209 a.C

C’est à partir de cet événement que l’expansion romaine en Espagne commence, malgré l’opposition farouche des Celtibères. Le but premier des Romains est d’empêcher l’avancée des Carthaginois en les coupant de leurs bases d’approvisionnement et de repli dans la péninsule, tout en les obligeant à délaisser l’Italie qu’ils étaient en train d’envahir pour venir défendre leurs territoires. 

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La Deuxième Guerre Punique se termine en 201 a.C par la défaite complète des Carthaginois. Carthage est rasée, la flotte de la ville détruite; les Carthaginois ont de plus l’interdiction de mener une action militaire sans l’accord de Rome et doivent s’acquitter auprès d’elle d’une lourde indemnité de guerre.

 

L’Hispanie (206 a.C – Vème siècle après Jésus-Christ)

Après la défaite carthaginoise, Rome est seule maîtresse de la Méditerranée. Elle récupère, envahit et soumet les colonies de son ancienne ennemie et transforme l’Espagne en province romaine qui prend le nom d’Hispanie. 

Sur ce territoire, les Romains contrôlent une frange assez large au départ des côtes  méditerranéennes. En 197 a.C, cet espace est divisé en Hispanie Citérieure au nord et Hispanie Ultérieure au sud, avec Cordoue comme capitale. La Celtibérie (l’Espagne intérieure) et la Lusitanie (le sud du Portugal actuel) sont elles peu à peu conquises mais de nombreuses rébellions ponctuent l’avancée romaine. Les Lusitaniens et les Celtibères sont en effet les peuples qui ont le mieux et le plus longtemps résisté aux Romains.

Après l’occupation de la Lusitanie par les Romains en 154 a.C, le berger lusitanien Viriato reprend la lutte contre Rome en 147 a.C après avoir réunifié les tribus lusitaniennes. Avec ses troupes, il se lance dans une guérilla systématique humiliante pour les Romains car elle lui assure de nombreuses victoires. Assassiné en 139 a.C par ses propres lieutenants probablement soudoyés par Rome, Viriato symbolise pour les Hispaniques la résistance sans répit. Sa mort signe la fin de la résistance organisée des Lusitaniens. 

Quant aux Celtibères, ils mènent une guerre sans merci face aux Romains de 153 a.C à 133 a.C. Le point culminant de ce conflit est la destruction de la cité de Numance, située dans le nord de l’Hispanie entre l’Èbre et le Douro. C’est le dernier bastion celtibère qui tombe aux mains des Romains en -133 après un siège de 15 mois. Vaincus par la faim, les habitants de Numance se rendent mais incendient leur cité. Les chefs celtibères et leurs familles se suicident et le reste des habitants de la ville est vendu comme esclave. 

Entre 135 a.C et 132 a.C, les Romains se lancent à l’assaut de Galèces, les habitants de l’actuelle Galice, puis des Vascons, c’est-à-dire des Basques. La partie nord-ouest de l’Hispanie reste cependant insoumise, les Romains délaissant la péninsule pour conquérir de nouveaux territoires en Orient. D’autre part, des problèmes internes minent ce qui est alors la République Romaine.  

L’Hispanie revient au coeur de l’histoire romaine lors de la lutte entre Pompée et César. Les deux hommes s’affrontent pour obtenir le pouvoir à Rome et leur conflit se déplace jusqu’en Hispanie où Pompée dispose de solides soutiens et d’une armée. Pompée est finalement battu à la bataille de Munda en -45 dans le sud de l’Espagne. Jules César est lui assassiné devant le Sénat à Rome en -44: son fils adoptif Auguste accumule les pouvoirs et fonde l’Empire romain. 

Dans ce nouveau cadre, les empereurs Auguste et Agrippa s’intéressent de nouveau à l’Hispanie et soumettent difficilement les peuples montagnards des Asturies et les Cantabres. La conquête de la péninsule est achevée en -19 et une longue période de stabilité et de prospérité commence pour l’Hispanie. 

Ainsi, loin d’être une province de second ordre, l’Hispanie a toujours été importante dans l’empire romain. Deux empereurs célèbres sont d’ailleurs originaires de cette province: Trajan (98-117) et Hadrien (117-138), les fondateurs de la dynastie des Antonins. Trajan étend le territoire romain alors qu’Hadrien consolide et organise les fondements de l’Empire. . 

 

La romanisation de l’Hispanie s’est faite facilement via l’implantation de colons romains. Son organisation en provinces varie avec le temps mais on en distingue 3 principales: 

1) la division Hispanie Ultérieure / Hispanie Citérieure déjà mentionnée; 

2) la division créée par Auguste avec la Lusitanie au sud-ouest, la Bétique au sud-est et la Tarraconaise qui occupe les 3/4 de la péninsule; 

3) la division datant de Dioclétien (284-305) qui créé 3 provinces au détriment de la Tarraconaise: la Carthaginoise du centre au sud-ouest et la Galécie au nord-ouest de la péninsule. 

Cette dernière organisation territoriale dure jusqu’en 400-500, période durant laquelle l’Empire romain en général et l’Hispanie en particulier sont victimes des invasions gothes et wisigothes. Mais ceci est une autre histoire…

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